C’est l’histoire d’un chat. C’est l’histoire d’un chat crème qui aimait le lait et le parmesan. C’est l’histoire d’un chat renommé pour avoir été souvent renommé. C’est l’histoire de Soprano, non pas du nom des populaires Italiens, mais plutôt celui du timbre de sa voix. Mi. La seule note qui sort, Mi. Impossible d’articuler plus que ce simple Mi. Il pourrait avoir une gamme variée, mais il se limite, en fait, il c’est probablement limité avec le temps. Faute d’avoir un chat dans la gorge, c’est plus pour lui d’avoir sa gorge dans un chat, incapable d’expulser la moindre puissance, le souffle coupé. Comme si parce que lorsqu’il était petit, sa famille fut coupée de lui, avalé par un sale chien le laissant seul, orphelin. Et comme certains ont vécu, les orphelins ne choisissent ni leur nom, ni leur famille. Il se retrouva ici un jour, seul, son gros nez et sa fourrure épaisse à regarder les gens, bouche entreouverte, l’air un peu hagard. Mi. Comme tout moyen de dialogue, personne lui ayant enseigné le aou… Miaou… Soprano… Miaou. A t’il encore peur aujourd’hui, de changer de famille, son bien-être de lui être enlevé, son espace auquel il s’est habitué. Soprano ne ronronne pas, si ce n’est que de son seul Mi, aucun bruit. Son intérieur bourdonne, il est bien ici, mais sans bruit. Des fois, je pense, en silence qu’il est fait pour être ici. Les similitudes animales entre nous sont plus ressemblantes qu’on puisse le penser. C’est toujours en silence que l’on panse ce que l’on a vécu. C’est en silence qu’on apprécie enfin ce calme que l’on attendait. Ce n’est que le temps qui réussira à nous laisser sortir se rugissement qui sommeil en nous, ce jour enfin où dans un état serein, seule l’envie nous fera nous taire. C’est l’histoire d’un chat. C’est l’histoire d’un chat couleur crème qui me regardait bouche béante. C’est un peu mon histoire.
charmant ! tout comme toi – mi mi mi mais je l’ai entendu aussi s’exprimer »ma c »